goto content



h1 Title Imprimer


Activités Seollal

“Nous sommes venus découvrir la culture tradtionnelle en Corée !”

Seollal est une des fêtes symboliques en Corée. Il s’agit d’une fête célèbrant le nouvel an lunaire. En tant que première grande fête de l’année, il est de tradition de se saluer et d’échanger des voeux pour la nouvelle année. Il s’agit aussi d’un moment pour témoigner de son respect pour les anciens, de pratiquer les saluations traditionnelles et de participer à des jeux folkloriques. Partons à la découverte de ces traditions au Centre des activités de culture traditionnelle en Corée.

Programme activités spéciales pour le public étranger

  • · Lieu : Centre des activités de la culture traditonnelle en Corée (Seoul, Mapo-gu, Seongmisan-ro 107 - 서울특별시 마포구 성미산로 107)
  • · Participants : Kayla (Etats-Unis), Sebastian (Argentine)
  • · Programme :
    11h00~13h00 Atelier ‘hansik’ (tteokguk, jeon)
    14h00~15h00 Activité hanbok / Les salutations
    15h00~16h00 Jeu Yutnori

Activité Hansik : Préparer le tteokguk et le jeon

Préparation du plat tteokguk

Un proverbe en Corée dit ‘mieux vaut un ventre bien rempli que de multiples distractions’ (금강산도 식후경). La première des activités de Kayla et Sebastian est la préparation du plat tteoguk. Il s’agit d’un plat typique de Corée incontournable durant Seollal. Il consiste en une soupe de soja bien claire dans laquelle on vient mettre des tteok blancs coupés finement en tranche. Sur cette base et en fonction des préférences, on vient ajouter de la viande, des oeufs etc, avant d’ajouter des accompagnements comme des raviolis coréens ‘mandus’.

Le jour de l’atelier, un secret du plat tteokguk a notamment été dévoilé. En nettoyant pendant environ trente minutes les tteok dans de l’eau froide, ces derniers finissent par s’adoucir réduisant ainsi le temps de cuisson alors et favorisant une soupe ‘gukmul’ bien claire et propre pour au final magnifier le goût de ce plat typique. Sebastian en suivant les instructions de la spécialiste a verser les tteok (placés au préalable dans l’eau froide) dans le bouillon ‘yuksu’. Kayla, qui s’intéresse habituellement de près aux plats hansik, a ensuite garnis le plat avec des tranches de ‘satae’ (viande de boeuf émincée), des fines tranches d’omelette et de la ciboule.

Préparation des Yukwonjeon et des Dongtaejeon

Si on trouve facilement des pizzas à l’étranger, en Corée il existe les fameux ‘jeon’. Ces petites galettes sont composés soit de poisson, de viande ou encore de légumes coupés finement sur lesquels on vient ajouter de l’assaisonnement typique de Corée appelé ‘Yangnyeom’. Ces sortes de pancake coréens sont préparés avec du jaune d’oeuf et de la farine de blé que l’on fait revenir à la poële avec un filet d’huile. Ces pancake coréens sont tellement répandus qu’ils sont aussi servis durant Chuseok, l’autre grande fête traditionnelle en Corée.

Si les ‘jeon’ peuvent être garnis avec une grande diversité d’aliments (champignon, patate douce, citrouille, crevette, miel etc), le jour de l’atelier, Sebastian et Kayla ont choisi de préparer le ‘dongtaejeon’ et le ‘yukwonjeon’.

La variété ‘dongtaejeon’ est préparée avec du merlan séché coupé en fines tranches auquel on vient ajouter du sel, du poivre et un peu d’alcool ‘cheongju’. On y ajoute un peu de farine de blé, des oeufs et les condiments, le tout est préparé traditionnellement à la poële pour les faire dorer légèrement.

La variété ‘yukwonjeon’ (‘yuk’ pour viande ‘won’ pour cercle/rond) est préparée avec une base de viande de boeuf et de ‘dubu’ (pâte de soju). On y ajoute de l’assaisonnement ‘yangnyeom’ préparé à l’avance avant de faire les raviolis garnis de viande (‘wanja’) puis de faire tremper le tout avec des oeufs battus en omelette et de la farine de blé. A l’instant des ‘dongtaejeon’, on fait revenir cette variété à la poële. Sebastian a ensuite retourné les pancakes prudemment avant de les placer sur le plat.

L’activité du hanbok

Activité du hanbok

Après l’activité cullinaire est arrivée l’activité tant attendue du hanbok. Ce vêtement symbolique se porte traditionnellement durant les périodes de fête ou de célébration en Corée. L’une des caractéristiques du hanbok réside dans le fait qu’il est encore porte aujourd’hui dans le même style qu’autrefois. Kayla, qui apprécie particulièrement ce vêtement, ne dissimulait pas son enthousiasme lors de cette activité alors que Sebastian affirmait qu’il avait porté la première fois le hanbok lors d’un voyage à Jeonju.

L’art du noeud du hanbok

L’étape la plus difficile pour porter le hanbok est sans aucun doute la réalisation du noeud ‘goreum’. Le noeud ‘goreum’ permet de fixer le haut du hanbok, haut appelé ‘jeogori’ (pour le petit veston) ou ‘durumagi’ (pour la grande veste). Pour nouer le goreum convenablement, il convient d’abord de croiser les deux bandes de tissu (le droit sur le gauche), puis de repasser la bande gauche par derrière pour former une boucle. Il convient ensuite d’enrouler la bande ainsi formée autour de la main gauche puis de faire passer la bande droite dans la bouche formée. En insérant la bande droite dans la boucle, vous pouvez alors régler la longueur avec la main en tirant plus ou moins sur la bande. Pour vérifier que vous avez bien réalisé le noeud, assurez-vous qu’il y ait environ cinq centimètres de différence entre les deux bandes.

Salutations du nouvel an

Activité ‘sebae’

Après l’activité du hanbok, il est temps de découvrir les salutations traditionnelles en Corée. Ces saluations sont assez familières pour Kayla et Sebastian dans la mesure où nos deux participants vivent en Corée depuis près de dix ans. Mais comment doit-on saluer quand on porte le hanbok ? Les saluations ici présentées sont celles effectuées pour la famille ou les personnes plus âgées. Il s’agit de saluations effetuées en matinée le jour de Seollal après les diverses cérémonies du nouvel an. Il ne s’agit pas de simples salutations où il faut s’incliner légèrement, celles-ci demandent d’abord de placer les mains l’une sur l’autre devant le ventre légèrement détachées du corps (mais gauche sur main droite pour les hommes). avant de s’agenouillir complètement, mouvement qui se différencie que l’on soit un homme ou une femme. En tant que premier jour du calendrier lunaire, il est aussi de tradition de se souhaiter mutuellement le bonheur pour l’année.

Salutations des femmes

Pour effectuer les saluations convenablement, les femmes doivent d’abord placer leurs mains l’une sur l’autre au niveau de ligne d’épaules environ et d’incliner la tête légèrement pour avoir le regard porté vers l’extrémité basse de la jupe. Pour s’agenouillir, il convient de commencer par reculer d’abord légèrement le pied gauche puis de s’agenouiller en pliant d’abord la jambe terre puis la jambe droite. Il convient ensuite de s’incliner complètement pour saluer. Vous pouvez alors vous redresser en gardant le dos droit avant de vous relever les deux jambes en même temps tout en gardant vos mains devant la ligne d’épaules.

Les hommes doivent garder les bras détachés le long du corps (les mains doivent être écartés selon la largeur des épuales) avant de s’abaisser d’abord à l’aide de la jambe gauche puis la jambe droite pour s’asseoir sur les talons. En passant de la position debout à assis, les mains doivent être maintenus posés l’une sur l’autre au niveau du front, position des mains que l’on maintiendra jusqu’à les poser au sol tout en s’inclinant complètement pour saluer (le front vient presque toucher les mains).

Le jeu Yutnori

Yutnori

Passons à la dernière activité de notre journée au Centre des activités de la culture traditionnelle, le jeu Yutnori. Si les fêtes de Seollal permettent d’apprécier de nombreux jeux fokloriques comme neolttwigi, le yeon nalligi (cerf-volant), le paengichigi (toupie traditionnelle) etc, le jeu Yutnori est le jeu typique de ces fêtes. Ce jeu est composé de bouts de bois cylindriques où chaque joueur doit attendre son tour pour jouer. Pour jouer, il faut lancer les quatre bouts de bois pour faire avancer ce qu’on appelle le ‘mal’ (sa carte) sur le tapis de jeu (‘yutpat’). L’objectif est d’atteindre en premier le point d’arrivée. Le jour de l’activité, Kayla a remporté la partie face à Sebastian sur le score de 2 à 1.

Après ces activités, la spécialiste nous a confié : “Si, comme dans la plupart des jeux, la victoire reste importante dans le jeu Yutnori, le plaisir de ce jeu réside davantage dans le fait de pouvoir se réunir en famille et partager un moment convivial.

En savoir plus

* Cet article a été publié en janvier 2020, les informations ci-dessus sont susceptibles d’évoluer, veuillez-les vérifier avant votre visite.

Date   01/13/2020