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Symbolismes des temples coréens Imprimer


 
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1. Du Pont du Paradis à la Porte du Pilier 2. De la Porte du Pilier Unique à la Porte de la Non-Dualité 3. Le Hall du Dharma et le Bouddha
4. Bouddhas, Bodhisattvas et Halls du Dharma 5. Peintures Bouddhistes 6. Stupas de pierre et lanternes

2. De la Porte du Pilier Unique à la Porte de la Non-Dualité
Après avoir traversé les océans et les montagnes, les visiteurs arrivent au pied du mont Sumeru et commencent leur ascension à travers plusieurs portes.

La Porte du Pilier Unique (Iljumun)

La première porte du temple est la Porte du Pilier Unique, car c’est l’entrée du mont Sumeru. On l’appelle ainsi non à cause d’un pilier unique, mais parce que les piliers sont en forme de chiffre « un » et qu’ils sont droits et debout. Un toit connecte ces piliers pour symboliser la résolution. Il a pour but de remettre dans le droit chemin ceux dont l’esprit s’égare et les pousser à avancer résolument. En entrant par cette porte, on fait une grande révérence en pliant la taille, les mains croisées sur la poitrine. Les noms de la montagne et du temple peuvent être écrits sur cette porte, ou encore parfois, les caractères « Porte Jogye ».



La Porte du Vajra (Gumgangmun)

Ensuite, on trouve les Quatre Rois Célestes. Mais certains temples possèdent une Porte du Vajra entre la Porte du Pilier Unique et les Quatre Rois Célestes. La Porte du Vajra possède deux féroces protecteurs Vajra, qui protègent le temple des mauvais démons. L’un d’eux a la bouche ouverte pour dire « a », qui est la syllabe cosmique représentant le commencement. L’autre a la bouche fermée pour dire « hung », qui est la syllabe cosmique représentant la fin. Ensemble, le son « om » est produit, signifiant « l’absolu ». Le Vajra-A possèderait la force de cent éléphants, tandis que le Vajra-Hung serait doté de pouvoirs ésotériques.



Porte des Quatre Rois Célestes (Cheonwangmun)

Les Quatre Rois Célestes vivent au pied du mont Sumeru. Ils ont été inspirés par le Dharma et sont devenus des protecteurs du Dharma. Ils tiennent une épée, un dragon, un joyau qui exauce les voeux, un trident, un stupa et un luth dans leurs nombreuses mains. Chaque roi veille sur un point cardinal et protège du mal tous les êtres. Ils commandent à des légions d’êtres surnaturels pour protéger le Dharma, et leur tâche est de fouler au pied les mauvais démons qui symbolisent l’ignorance, la haine et l’avidité. Les visiteurs leur montrent du respect et leur demandent de les protéger d’avoir des mauvaises pensées et de commettre des méfaits.



La Porte de la Non-Dualité (Bulimun)

Elle représente l’entrée de la terre pure de Bouddha, et par conséquent un lieu sacré. Pour entrer sur la terre pure de Bouddha, on doit surmonter la dualité du soi et des autres, du juste et du faux, et du bon et du mauvais. Par conséquent, cette porte est également appelée la Porte de la Libération et la Porte du Paradis, qui symbolise le passage vers la terre sacrée de Bouddha.



Le Pavillon de la Cloche et les Quatre Instruments (Beomjong-gak et Samul)

Dans l’enceinte du temple se trouve un pavillon contenant quatre grands instruments du temple. La cloche géante du temple retentit pour sauver les êtres du paradis et de l’enfer. On la fait sonner 28 fois le matin et 33 fois le soir. Le tambour du Dharma est utilisé pour enseigner le Dharma aux habitants des environs. Le tambour, fait de peau de vache d’un côté et de peau de boeuf de l’autre, symbolise l’équilibre du yin et du yang (énergies mâles et femelles). Le gong-nuage tinte pour sauver les créatures volantes et les esprits qui habitent le ciel, et le poisson de bois est frappé afin de sauver les êtres de l’eau. C’est un instrument de percussion fait d’un grand morceau de bois creux en forme de poisson, à l’intérieur duquel on frappe deux baguettes. Comme les poissons ont toujours les yeux ouverts, cet instrument est devenu un symbole de la diligence nécessaire lorsque l’on pratique quelque chose.